Monte Bar – Gazzirola – San Lucio 23-24 août 2008

By lariaspen

Je ne sais pas par où commencer. Bon, le matériel. Nous allions essayer la nouvelle tente Vaude et sa protection de sol ainsi que les nouveaux sacs de couchages. Nous avions monté la tente dans le salon pour en connaIitre le fonctionnement qui s’est avéré des plus simple. Les sacs étaient un peu plus légers et surtout moins rempli. Thierry avait un réservoir d’eau de 3 litres au lieu de 2 et moi de la nourriture qui nous permettait d’être complètement indépendants 2 jours. La météo annonçait un peu de pluie, wait and see.

10.00 Départ du village de Signôra (994m) à 30 minutes de chez nous, parking public le long de la petite route. Les choses démarrent de suite sérieusement car il faut traverser le village en grimpant une volée de marche avant d’entrer dans le bois. Le sentier est constitué de longs lacets ombragés. Il aura fallu 2 heures pour atteindre Piandanazzo (1604m) qui consiste en un refuge fermé dans une zone militaire ouverte au public uniquement le week end. Petit pic nic et repos d’1 heure.

13.00 J’ai insisté pour passer par le Monte Bar. Je sais cela allonge la randonnée mais au moins on l’aura vu. A partir de là plus de bois, on est dans le soleil sur un large sentier. Moins d’1 heure pour rejoindre la Capanna Monte Bar (1600m) et de la ligne droite pour le Monte Bar (1816m). Une vraie ligne droite, pas vraiment de sentier, de la résistance pure et simple. Le mont est complètement pelé dû au déboisement à l’époque du charbon.

Nous voici donc directement repartis vers la Cima di Capriasca (1696) sur un sentier militaire. Enfin le sentier … heureusement qu’il y a une barrière tout le long . La descsente est longue et le vent souffle nord- est. (Il y a un sentier qui va directement de Piandanazzo a Cima Capriasca pour raccourcir le trajet). Un peu de hors piste et nous voilà à Passo di Pozzaiolo qui nous permet de bifurquer vers Camoghè plutôt que d’aller vers Gazzirola. Nous allons installer le camp à Corte Lagoni (1880) car il y apparemment plus de végétation. Le chemin n’est pas à catégoriser dans voie facile. Enfin nous y sommes. Un fermier fait rentrer ses vaches et nous allons attendre pour monter la tente… près d’une heure car une vache et son veau l’ont fait courir avec ses chiens car ils ne voulaient pas rentrer. Il s’est laché en jurons qui résonnaient dans toute la montagne.

Montage du camp, nous avons marché 2 heures le matin et 4 heures l’après midi avec une pose d’une heure pour midi. Nous sommes dans une espèce d’arène avec un ruisseau que l’on entend couler sous la terre quelque part. Le vent souffle. Montage, photos, souper, et nous sommes au lit à 20.00. Mais pas moyen de dormir. D’abbord la tente est un peu trop en pente et on se sent glisser un peu, ensuite il y a le vent qui est devenu raffale. Je crois que l’on a dormi 2 ou 3 heures mais il n’y a pas à dire, la tente est super en cas de vent très fort. Les sacs de couchage sont  impeccables aussi.

6.00 Réveil glacial car la vallée n’est pas encore immérgée par le soleil. On a mis nos vestes de pluie pour se protéger du vent, les mains sont glacées et on a battu des reccord de vitesse pour ranger le matos. Vite une tasse de thé chaud et on prendra le déjeuner ailleurs au soleil. 7.00 Départ, et là surprise, des bouquetins -4- sont descendus dans la vallée avant que n’arrivent les vaches. On les a vu quand même de près. Direction l’embranchement qui nous mène vers l’ascenssion de Gazzirola. Le chemin à l’envers qui permet de voir le paysage sous un autre angle. Et le fermier qui ramène son troupeau dans les pâturages. Petite pose au soleil vers 8.30 pour déjeuner et ôter les veste.

 

Et c’est parti pour la grimpette. Une bonne heure pour arriver au sommet de gazzirola 2116m avec des arrêts photos obligatoire car Thierry imite si bien le mouton qu’ils sont venus autour de nous. De la haut on peu voir le lac de Lugano avec toutes se courbes, le lac Majeur côté Suisse à Locarno et côté Italien sur 2 morceaux et ensuite le lac de Côme vers Bellagio. Je ne voudrais pas être ailleurs! C’est au tour des chèvres et elles pas besoin de les appeler, elles viennent toutes seules et sont pot de colle. Petite halte à la croix et on redescend vers San Lucio, avec un pied en Suisse et l’autre en Italie. Mais le sentier n’existe plus (la pluie l’a creusé) et presque tout ce fait dans l’herbe folle en plein soleil. C’est là que sont les randonneurs, ils montent de San Lucio à Gazzirola et demi tour le dimanche. Et bien nous on descend.

 

11.30 Cela fait quand même 4.30 heures que l’on marche. On s’arrête manger au refuge suisse de san Lucio (1542m) et on commande un plat de fromages (sole del Ticino, Gottardo ,,,) avec du pain et une part de tarte pomme/poire et riccotta gratinée. Un délice et le personnel très aimable. Il y a des familles, des mountain bikers car les sentiers sont prévus pour eux à cet endroits. J’ai encore de quoi faire un repas dans mon sac juste au cas mais c’est bien de faire vivre els refuges où l’on trouve toujours de l’eau fraiche gratis.

12.40 C’est reparti. On va longer toute la montagne sur le versant exposé plein sud. Rien d’agréable en vérité car le soleil brûle mes bras (mais où est donc cette pluie?). C’est le sentier le plus court et le plus emprunté qui mène au Monte Bar, mais nous coupons à Ciapellon. Descente directe vers Colla et cela continue de descendre sec en plein soleil. Et le sentier n’est vraiment pas indiqué, c’est du tout terrain. Et de Colla nous faisons un petit morceau de route jusque Signôra et notre voiture. Matin 4.30 heures de marche et 3.00 l’après midi.

Conclusion:
Une randonnée proche de l’extrême hikking !


Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.